dimanche 12 décembre 2010

Palimpseste

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    Carte N°35
   Nous avons quitté l'île et la silhouette du  petit temple d'Athéna disparue progressivement pour se fondre dans l'horizon. Le palimpseste griffoné dans ma poche avait rendu l'âme : à peine avais-je eu l'impression dans saisir le sens en y décrypant le sinueux tracé des curvilignes que toutes traces en avaient mystérieusement disparues.




   Carte N° 36
   Plus que jamais, de retour à paris, j'avais eu l'impression de vivre dans
un décor, dans un monde factice où spectateurs et comédiens se donnaient le change, tous deux voulant bien croire à l'artifice dressé devant eux.
Pourtant, un pas de coté et nous entrions dans les coulisses de l'affaire, et, ce qui me semblait être de loin des morceaux de villes, des cloisons d'appartements ou des vues sur cour, une fois passé de l'autre coté de la scène n'étaient en réalité que châssis entoilés, machines à ficelles et divers stratagèmes.




  carte N°37
  Tout d'un coup je ressentis un silence glacé : n'étais-je pas en train d'oublier au moment même de cette prodigieuse lucidité, que, venant d'accepter un petit rôle dans une pièce minable, nous étions en pleine représentation et qu'il était urgentissime que je quitte cette rêverie pour assener au public clairsemé, les deux phrases qui m'étaient imparties.





    Carte N°38
Cet amalgame entre vie réelle et représentation que je croyais avoir mis en lumière n'était soudain  plus qu'une autre facette de la vie d'artiste et non pas le miroir inverse que j'avais tant souhaité découvrir.
En y collant son visage pour mieux y voire, les écailles de la couche argentique faisaient apparaître de nombreuses taches brunes sur les reflets de la glace,
- Comme autant de taches de vin sur la peau de mon front, de mes tempes et de mes joues et ces mains qu'elles voulaient embrasser, des lys ... des fleurs de cimetierres.

















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