mercredi 12 janvier 2011

01 La reine du ciel.

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Il est des rencontres fortuites qui influenceront le cours d’une vie toute entière. Ce genre de rencontres qu’il eut été préférable de ne pas faire tant elles imprimeront leurs lots de malheurs sur toute une existence. Mais la fortune ou l’infortune frappe sans prévenance de son sceau lunaire celui ou celle qu’elle a choisi d’emprisonner dans ses lacis.


La vie n’est jamais alors assez longue pour s’en délivrer complètement.
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Ainsi, en 1982, dans ma vingt-deuxième année, mon chemin croisa une étrange personne.

Au premier abord d’un caractère séduisant, cette créature féminine ne pouvait que provoquer le trouble pour tout regard attentif tant sa véritable nature y était indéterminée.



Mi Jeanne d’Arc, mi Junon, elle exerça sur moi une répulsion mâtinée d’horreur qui n’avait de commun avec la passion amoureuse que la chaine de la dépendance et la fascination morbide, antichambre du déclanchement d’un épisode de destruction de la personnalité chez les personnes atteintes de troubles psychiques.



L’ayant perdue de vue, elle devint une Figure symbolique prépondérante dans mon Panthéon mythologique personnel, au point que sept ans après, aux affres des déchirements qui suivirent, j’éprouvais le besoin impérieux d’en fixer les contours sur le papier et de témoigner de l’existence des réalités spirituelles invisibles.

Voici le dessin de 1989.
Trente années ont passées...


Pour finir un tableau dont il me manquait un modèle, j’eus l’idée d’aller voir sur internet, si par hasard, en tapant son nom, une photo d’elle apparaîtrait.

Et bien-sûr je vis la photo
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Mais les rides et la maigreur avait transformé le beau visage d’alors, taillé au couteau, en un spectre émacié d’une laideur incroyable et, en surimpression à l’image réelle, je pouvais dorénavant lire la forme démoniaque que la beauté m’avait caché.


Bien-entendu, ce n’était pas sa personne qui était en jeu et celle ne m’inspirait plus  que pitié et compassion, mais  bien de l’esprit qui l’avait sans doute toujours gouverné à son insu.



Je retrace à titre indicatif cette image que je vis superposée à la sienne.






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4 commentaires:

lucia mel a dit…

oh ! un cauchemar, en effet, ou un songe qui te ment...

Simon Gaetan a dit…

à qui te ment? aux pénis tant sied...

versus a dit…

Je vous découvre grâce à votre mot laissé chez Paul Edel.
L' entrelacs peinture écriture me plait énormément.
Particulièrement appréciées vos séries " Noces " et " Le ciel Iris ".
Je vais vous suivre désormais.
Beau Blogue.

Simon Gaetan a dit…

Puisque vous êtes du métier, j'ai également bcp de peintures mais je me refuse encore(déontologie du peintre)à les photographier et à les publier sur le net: est-ce qu'on regarde les films de Godard sur un ipad?