dimanche 27 février 2011

Révélation de l'été.

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Après une longue absence, je suis retourné dans la maison de mon père


Comme le parfum des myosotis dans les allées du jardin, la fraîcheur d’une fin d’été, mouvante dans le ciel à l’heure bleutée des magiciens, j’étais sûr de te trouver bien que tu n'y fus pas . Pareil à un enfant pour sa Mam, j’ai ramassé les fruits qui pendaient des branches et  puis j'ai écouté la voix du merle caché dans les broussailles. Il piaffait au petit garçon qui s’en émerveillait, des choses drôles et bizarres:




"....Sancta maladivia toroné manti karépole
cui cui cui cui

Mia danaé orcéfortoire soloménie natan
cui cui cui cui

Kéré malinouforami parké faléri métondé
cui cui cui cui

Kandie pomir méra nékolo

Caripoliné fanktamérano solami difolie...."



La porte crissa ur les tomettes et j'ouvris les volets qui étaient restés fermés tout l'hiver. Dès mon entrée, en appuyant sur le disjoncteur pour remettre l'éléctricité, la radio qui était restée allumée entonna une étrange mélopée.
Si loin de moi les borborygmes :



"... Ah ! sans dire, de ta politique dévote émane encore le mal.
ton homélie, Quoi ! l’offertoire attendra encore des années
L’armée du Kremlin déferait ce qu’on vient de créer !
Ce qu’elle dira pour occuper l’ennemi :
- Le chaos de Tripoli donne à l’Islam la folie...."




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