dimanche 20 mars 2011

Monseigneur. #02



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Dans le nuit, seule me parvient la voix des soldats stationnés en bas de l'hôtel.
Sous l'enseigne, je vois les tenues kaki blafardes et leurs crânes chauves sous le halo se teinter de vert
Le murmure en sourdine s’élève jusqu'à moi, rompu de temps à autre par le roulement d’une canette de bière sur l’asphalte

La porte s'ouvre: c'est toi qui rentre.
Je n'ai pas envie de parler alors je retiens ma repiration.
Le serviteur valse au pied du lit.
Bien éssayé.
ça y est, il ronfle: c'est du rapide.


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Une odeur d'alcool envahit la chambre. Putain! tu as du boire toute la nuit pour schlinguer comme ça.
Quelle infection. En plus, tu pus la savonnette à deux balles, qu'est-ce-que t'as été foutre avec les entraineuses du club, connard.
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Il fait froid et je ne peux pas dormir.
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Les insurgés sont-ils loin?
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De temps en temps , le bruit d'un moteur s'amplifie, et puis, le plafond s'illumine, enfin la voiture tourne, s'éloigne et j'entends à nouveau ses ronflements.

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à la porte du desert ,
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le minaret a sonné.
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Demain je mettrais ma robe fourreau bleue turquoise.
La Paco.
Tant-pis si on ne s'envole pas demain.
Dehors, le ciel étoilé est immense: la voie lactée m'appelle, me charme.
On dirait un immense cavalier sur son cheval blanc et gris


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Monseigneur

j'arrive,

 
je vous suis,

 
je suis prête.



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1 commentaire:

lucia mel a dit…

j'adore... vraiment, ces noirs, ces couleurs comme du feu.