jeudi 21 juillet 2011

Earth.



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Il est des jours où le doute vous assaille.Terrible. Même le Fol-en-Christ que je fus, marchant  les pieds nus dans la neige sur les berges entre Samois et Vulaine où vitupérant les voitures, crâne rasé, aussi sale qu'un clochard et se nourrissant d'expédiants trouvés à terre, doute du bien fondé de toute cette galère.
Comme si la vie après tout ce pathos ne serait plus qu'une longue recherche de sens pour éviter le constat amère d'une spoliation. Pensons à ces parents dont l'enfant est mort suite à un accident ou à un crime et qui ne peuvent continuer à vivre après ce drame qu'en  fondant une association seule capable  de  redonner du sens à ce qui  apparaît comme  un non-sens tragique et gratuit.
Autant dire aux parents des soldats qu'ils  ne sont  pas morts pour la France mais  parce qu'un certain Busch servait les intérêts financiers de ses amis du pétrole et qu'un, qui se prenait pour un autre Kennedy, en bavait  tellement devant les États-Unis.... au point d'engager les forces de l'armée française. Et puis finir l'oraison en disant qu'être soldat c'est être de la chair à canons, que finalement leur sacrifice rend service à la Nation ou, en tout cas, à l'image présidentielle qui a  bien besoin de cérémonies de cette classe là pour redorer son blason.




 
Alors pourquoi ne pas jeter l'éponge et se dire que tout cela n'a aucun sens, qu'il nous faut accepter ces meurtrissures, tout simplement comme ça,  et passer son chemin sans chercher à tout va à changer l'homme que l'on n'aime pas.
Si Dieu existe, et je le crois, je voudrais lui dire que je suis un peu déçu... comme il doit l'être de Bibi et que finalement on ne se comprends pas...
- ou pas bien.
- à son Fils unique, je voudrais dire aussi : " Tu sais bien que je t"aime" comme d'autres l'on dit avant, mais que puis-je faire ici bas qui ne se retourne systématiquement contre ma pomme ? que ne laisses-tu faire? Pourquoi ?
Si tu n'agis pas ou plus ou prou , comment veux-tu que nous agissions?
Peut-être préfères-tu que nous restions gentiment salarié, à l'heure de notre mort?
si tel est le cas...


 


Ne plus rien faire et laisser faire, tirer sa révérence..
L'accident de la nature.  ce fut un grand plaisir; Salutations les meilleurs

Il me restera toujours le plaisir de grandes tartines de pain grillé recouvertes du beurre de Baratte et d'un café au lait, sucre de cannes.


 
 

 
Le récit que je devais écrire, je n'ai plus le coeur pour le faire... pourtant j'en avais déja le titre, l'incipit et plusieurs dialogues... mais voilà c'est la tristesse mêlée à la fatigue, une forme de calme désespoir et de noirceur souveraine.
 
 
 

 
 
 
Ce texte, je l'écrirais une autre fois
Nous verrons bien si cela va mieux , en attendant je vais repartir.
 
 

 

 

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Kiss from Mars.
your S.G



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1 commentaire:

Papillon a dit…

Elle est jolie cette série de dessins.... Et, oui, gardons au moins le plaisir des tartines.