dimanche 15 janvier 2012

Pourquoi faut-il qu'il me presse



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Pourquoi faut-il qu'il me presse d'écrire ici? Rien ne m'oblige à cela, pas de mauvais sang, de mouron, ni de fiel à extraire.Encore moins, cher public, de public à satisfaire...Alors est-ce juste la culpabilité de laisser à l'abandon ce que j'avais tant chéri .Mon inspiration est aujourd'hui vaine, mon imaginaire tari car je rêve sous d'autres cieux
ô le petit présomptueux! Tu penses  donc que ce qui faisait mouche ici dépendait de tes forces ,  que tu étais capable, dans ton immense arbitraire, de le bien rêvasser.-  alors, quoi? Une nouvelle catastrophe... un carnet exceptionnel ... qu'il faut bien se réveiller, s'y coller...et ... un jour ce pourrait bien être moi,... moi,  moi pour qui sonne le glas.Non, tous mes voisins sont morts et je subsiste dans cette belle demeure fantomatique et vide.Non , non ... je ne vois rien... et ai-je déjà vu quelque chose? Même dans cette boule de cristal (achetée il y a  vingt six ans et confisquée aussitôt par une milice  chrétienne qui voulait mon salut) je n'ai jamais rien vu: que ma tête en reflet et c'est beaucoup, beaucoup trop .Je préfère les tâches et j'en suis bien couvert.Le marc de café dans les belles tasses de faïence bleue au liseret doré du service de mariage.


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Des Signes, Voulez-vous des signes ?


Il faudrait relever un gisant simplement en posant les mains sur lui

Allumer le soleil sur les places comme si nous étions midi

Commander la musique et qu'elle jaillisse! venant du ciel au moment où je te l'avais dit.

Mais savez vous lire mes signes?


De la poésie... Pour y laisser la vie en gréement sur une feuille volantete raconter ta vie, tu sens qu'on la devineet inviter le mal: on ne fait rien sans qu'il réclame sa part à lui.Alors je peins.Dans un grand appartement, une pièce vide.Le parquet de chêne clair et les murs blancs, quelques modénatures à peine rehaussées de gris souris.La porte s'ouvre, il y a quelques personnes: des femmes habillées  tout en blanc,  une assise , les autres qui filent ou qui dansent, je ne peux les apercevoir distinctement.Est-ce la même avant qu'elle ne fut assise ?Tout est blanc.En hiver, le soleil est toujours plus bas et la lumière grisonnante.Juste quelques couleurs: un serre-tête rouge tulipe, des lèvres fardées roses et sous le chemisier un brin de turquoise cachant des seins.La porte du triptyque se referme, un oeilleton décoratif est suspendu sur le battant.
C'est un pentagramme aux branches jaunes, rouges et bleus ceruleum, les couleur primaires du cercle chromatique.



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Le silence revient.
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On dirait que tout le monde dort.




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1 commentaire:

lucia mel a dit…

certains restent éveillés dans la nuit, dans la pâleur du matin, certains ont veillé...