dimanche 5 février 2012

Gare du Nord



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 Pour moi, cela devenait une évidence, le deuxième rêve était symptomatique du complexe Antoedipien qui était à l'origine de la pathologie solarienne. En refusant de participer au festin cannibalique du Père, Solaré niait l'existence de sa filiation dans la logique interne de son auto-création. La contre-partie de la conservation  mythique de son état de pureté originelle fut la perte de son état civil et le retour à  une guerre de non-droit institutionnel de facto la violence verbale.
Bien qu'ayant  parfaitement diagnostiqué la schizophrénie de S,  il m'était encore difficile d'affirmer qu'elle puisse  précisément se positionner dans telle ou telle catégorie, notamment  par le fait que S n'avait pas été sujet aux hallucinations auditives qui sont à 80 %  des délires identitaires de sur puissance.


 
Mais revenons au Centre:


 

- Comment vous sentez-vous Monsieur Solaré, aujourd'hui.

- J'ai l'impression , dans le chaos des mots de voir un versant jardiné.
Il y pousse des fleurs géantes, des liserons grimpants et des roses vives
Suis-je là ?, à mon hauteur et la rive est-elle ma teinte?

- Je croyais, pour reprendre exactement l'interrogation que vous formuliez  penadant une séance précédente, voyons ... j'ai noté  là: "Les mots sont des caresses ou des couteaux ? "

"Les mots sont des caresses ou des couteaux ? "
Alors!  Les mots sont dans la jungle... ou dans un jardin?

 (silence)

Vous ne voulez pas me répondre ...ce n'est pas grave.

Voyons.

Dans le rapport du placement d'urgence, il est écrit que vous vous prenez pour un Dieu.
Chère Monsieur Solaré, je ne vous ferais pas l'affront, puisque nous nous connaissons mieux, de prendre au pied de la lettre cette affirmation qui est certainement une simplification abusive de votre pensée à l'époque de ces propos, nonobstant  pourrions-nous aborder la question, ...
la question de votre rapport identitaire aux Dieux ?


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