lundi 5 mars 2012

Bûches de vermines




*

 
Qu’il me soit encore permis de dire à demi-mot, d’écrire à mots couverts.





Que j’ai recherché l’art du camouflage par nécessité éthique…
avant qu’il ne devienne naturellement ce corps étranger,
cette seconde parole… parure digressive
Trompe l’œil comme trompe-la-mort

Quelques jours éloigné de Paris ne font qu’accentuer les troubles du sommeil.
Épuisé à dix neuf heure par le froid humide,
un brouillard épais et cotonneux à souhait s’était répandu sur toutes formes,
je m’endormais dans une suite de rêves, bercé d’ondes moyennes
pour écarquiller les yeux à nouveau à deux heures sur la noir complétude.

Nourrissais le brasier de bûches de vermines
en attendant que le jour veuille enfin se lever.

Le jardin secret, avant le débarquement printanier, nécessitait de nombreux réajustements:

Il ne s’agissait de rater le coche comme l’année précédente, à désespérer des feuilles rongées,
de fruits véreux et d’herbes envahissantes.







Je pense à toi Seigneur

Je vois tes longs cheveux ondoyant dans la lumière.

À petits pas
j’apprends
je négocie une prière.

Qu’il me soit permis d’oublier le mal à cette heure
et de jouer
valide
dans la cour des affamés du vice.


*

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