mercredi 11 avril 2012

Mitsou



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Entre deux séances de poses, la construction de la Machine à Rêve me prends tout mon temps.La boite est presque finie et j'ai engagé une belette et un blaireau pour m'aider et aller plus vite. Mitsou n'est pas jalouse et leur fiche la paix, c'est déjà ça. Aujourd'hui on pose le tube en béton que j'ai récupéré sur un chantier et qui fera office de canon à lumière. Il faut se dépêcher car monsieur Cochonou, le galériste de la Place des Vosges vient demain visiter mon installation.Pour l'assise  je suis allé ramasser une cosse du haricot géant dans le jardin. Avec l'âge, je ne pourrais bientôt plus l'escalader et admirer les nuages et les champs environnants. Cette gousse fait un merveilleux divan! On peut s'y emmitoufler comme une chrysalide attendant le printemps et laisser partir son imagination dans les nuages. Il y a  aussi une petite alcôve où je mettrais une lampe à huile. C'est pour quand ça va pas,... et pour quand ça va aussi. Peut-être une icône du Christ Pantocrator ... La croix,  Je ne préfère pas, la visite accompagnée dans la géhenne, ce n'est pas mon meilleur souvenir.



















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7 commentaires:

Rémi a dit…

Une lampe à huile dans une alcôve, c'est une bonne idée. Au Cambodge, il y a toujours un autel domestique, pour le bon esprit de la maison. Une crèche de Noël permanente, en somme. J'ai créé une petite maison, aussi, dans laquelle je mets un chat noir en plastique, et l'ai posée contre le mur, sur mon tas de bois, dehors. Il faut mettre des fleurs. C'est aussi la boîte magique.

Simon Gaetan a dit…

oui!, il ne faut pas non plus tomber dans la superstition qui pour moi est de l'ordre du symbolique ou lettre morte. Le signe est vivant...

Rémi a dit…

Comment faites-vous la différence, entre les signes vivants et les signes morts ? Ce n'est pas très facile. J'étudie l'art baroque en Haute-Savoie (en vue d'une conférence), et il s'avère qu'on a ressenti finalement les vieux signes comme dénués de vie, au cours du XIXe siècle. Faut-il que l'artiste crée des signes nouveaux ?

Simon Gaetan a dit…

les signes morts sont dans les musées...(le Louvre) mais encore porteurs de cette parcelle d'éternité qui nous est souvent devenue indéchiffrable, ne sommes nous pas des lecteurs de signes ? Le signe vivant est dans l'immédiat de la réalité, après je dois dire, je ne sais plus...

Rémi a dit…

Vous voulez dire comme Lamartine ou Baudelaire qu'il faut apprendre à lire dans la nature, que celle-ci est faite en réalité de signes ? Mais j'ai le sentiment qu'on l'apprend en appréhendant les oeuvres artistiques qui se posent aussi comme signes. Par exemple, dans le baroque, le retable comme porte du monde divin. Une gloire ne renvoie-t-elle pas au soleil ?

Simon Gaetan a dit…

la nature contemporaine, c'est presque une réalité médiatisée, les rubriques faits divers, les infos, la ville, les rues,la foule des passants...le soleil ,le ciel sont toujours là pour autant, les rêves, la synchronicité,ls coincidences,les telescopages, le hasard
les paroles, les pensées venues d'ailleurs, la main conduite.
le surréalisme sur-urbain.
mais sans d'idolaterie, ni autels...

Rémi a dit…

Mais la télé ne divinise-t-elle pas, déjà, indûment, n'est-elle pas une boîte à icônes magiques ? A-t-on vraiment le choix ? Si on ne vénère pas consciemment une image de la Vierge à l'Enfant, n'est-on pas amené par la nature religieuse de l'être humain à vénérer spontanément tel ou tel homme public en réalité dénué de vertus divines ? Contre les images qui divinisaient Pharaon, Moïse n'a-t-il pas fait tailler des chérubins ? Je suis un peu sceptique. Je ne crois pas à l'homme naturel qui existerait avant la création d'images.