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Pourrais-je
vous dire un jour comment je suis arrivé là.Pourquoi
toute la vie ne fut qu'une erreur; Je
suis maintenant ce que je suis;Depuis
l'enfance les vessies ne voient pas les lanternes,elles finissent
toutes petites flammes,paroles errantes dans l'immense ville en
attente.
La
prime jeunesse
feu de paille
foulé aux pieds
broyé
éparpillé au vent,
perdue dans l'illusion
le doute
d'une raison résonnante dans l'océan vide.
Ce
sont bien les mêmes qui vous abaissent vous rendent malade et
se piquent de vous guérir. La
répression est rude pour celui qui n'est pas dans le rang.La
différence, l'enfer d'ici bas,je suis payé pour le
savoir.J'ai aussi la certitude de posséder cette minuscule part de vérité. Envers et contre tous les systèmes, l'esprit de revanche anime mon
cœur
La volonté farouche
l'endurance
la comédie dans le parterre du néant
cette lente recherche
camouflée
une synthèse
Aller chercher dans le non-dit
ce que je veux savoir.
Je
ne suis pas fière de ce ratage,j'espérais plusieurs fois, avec un
acharnement de désespoir, remonter la pente, ... mais je n'étais déjà
plus moi: dans la lessive il a perdu son âme. Voici! Mon humiliation, le constant déshonneur, l'avenir rieur ne croasse-il plus pour le fils des indignes?
J'aimerais
vous donner... une vendange tardive
De cette brisure s'échappe des enchantements
parfums volés au pendentif d'une mère gracile
vins capiteux et fragrances subtiles

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